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Bureaumania, toujours star?

Bauen & Wunnen
Photos: agence Kosmo

Le point sur nos boîtes, nos desks...

Bauen & Wunnen 03.02.2021
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En 2020 à la même époque, le constat était sans surprise et un éventuel scoop peu probable puisque pour la sixième année consécutive, le nombre de surfaces de bureaux fraîchement louées dépassaient les 200.000 m² sur le territoire du Grand-Duché. Une année, un virus et des mois de confinement plus tard, qu’en est-il de l’immobilier de bureaux? Place aux spécialistes pour un état des lieux.

Un tsunami dans le bureau
«Pour nous, le Grand-Duché a mieux absorbé la vague – que dis-je, le tsunami! – en comparaison de ses voisins et l’immobilier de bureau a globalement performé voire surperformé malgré la crise sévère qui nous a frappé dès mi-mars» déclare Angélique Sabron, Managing Director chez JLL Luxembourg. «De nombreux scenari de reprise sont échafaudés mais une chose est certaine, le bureau n’est pas mort, loin de là! De nouvelles tendances qui étaient déjà existantes comme, par exemple les bureaux satellites, recueillent les faveurs des dirigeants d’entreprise, ce modèle répondant aux contraintes de la crise sanitaire mais également à la problématique de l’accessibilité au territoire luxembourgeois pour les frontaliers» ajoute-t-elle.


«Le marché va continuer à occuper des m2 de bureau, mais simplement en vivant l’espace différemment, la nuance est là.»


Deux typologies de «consommateurs»
Barbara Brecko, Managing Director chez Ginkgo précise: «En immobilier de bureau, il est important de distinguer deux typologies de consommateurs; les sociétés étrangères désireuses de s’établir ici et celles déjà implantées qui souhaitent déménager (restructuration ou expansion). Pour les sociétés étrangères, les procédures de décision se sont fort allongées pour des raisons évidentes de précaution et d’incertitude. Tout est en standby. A contrario, les sociétés déjà installées n’hésitent pas à se restructurer et se réinventer». Du reste et s’appuyant sur la réactivité des entreprises déjà installées, Angélique Sabron, souligne que «le choc et les dommages tant directs que collatéraux ont fait prendre conscience de la fragilité de notre monde mais, qu’en même temps, la puissance et la force de notre pays ne sont plus à démontrer».
    


Photos: agence Kosmo

Après le SUBIR, passer à l’AGIR
Quand on l’interroge sur la pointe des pieds et du bout du stylo sur d’éventuelles prévisions pour l’année qui débute, Angélique Sabron ne mâche pas ses mots: «Pour moi, 2020 a été l’année SUBIR. 2021 sera l’année AGIR. Mais avec prudence et humilité dans un monde du travail qui se réinvente hybride par nécessité, on ne veut pas occuper plus, mais occuper mieux, ses futurs espaces de travail. Nous remarquons la même volonté chez nos clients.

D’autre part, comme on le précise chez Ginkgo, la souplesse actuelle des législations fiscales nationales en faveur du télétravail a des chances de durer, même à moindre échelle, une fois la crise passée. Les entreprises y voient un avantage certain pour leurs besoins immobiliers: pourquoi en effet louer d’immenses plateaux en open spaces, alors qu’il serait plus intéressant pour l’entreprise de voir moins grand, plus souple et efficace et pourquoi pas aussi, plus agréable pour les salariés? Cette réflexion nouvelle, donne l’occasion de rencontrer de nouveaux clients qui n’auraient même pas imaginé s’installer en centre d’affaires il y a un an. Les mentalités évoluent, la façon de travailler également.»
 


Photos: agence Kosmo

Le changement, c’est maintenant
A l’heure de tenter un pronostic sur l’évolution du marché, Barbara Brecko préfère «regarder le verre à moitié plein» et faire évoluer sa pensée au diapason du marché. «Il est utopique de penser que tout va reprendre son ordre passé. Ce que nous a appris cette crise, Texte: Alix Bellac / Photos: agence Kosmo «Le marché va continuer à occuper des m2 de bureau, mais simplement en vivant l’espace différemment, la nuance est là.» c’est que travailler autrement est possible. Il faut réfléchir à une solution vertueuse pour entreprise et salariés. Le télétravail ne sonne pas le glas du travail ‘en présentiel’, bien au contraire. C’est à nous, professionnels, de cerner les attentes du marché et des entreprises pour des solutions plus flexibles (salles de réunions de toutes tailles, disponibles à l’heure ou à la demi-journée, espaces de travail individuels ou en petit nombre avec espace entre les postes, insertion de bureaux nomades, d’espaces de coworking, et bien sûr possibilité de rajouter de nouveaux postes de travail à tout moment).» Angélique Sabron approuve et se met à rêver à un «travailler ensemble» plus vertueux: repenser les espaces différemment certes, mais privilégier les lieux collaboratifs constatant en parallèle que l’open space et les desks alignés à la militaire et trop proches, deviennent de moins en moins populaires… Covid (entre autres) oblige.

L’inénarrable plaisir de la machine à café versus Teams
«L’homme est un animal social qui a besoin d’échanges et de contacts directs, et le bureau demeure un lieu de ralliement nécessaire. Arrêtons de nous mentir: la maison ne peut se substituer à notre bureau parce que Teams fonctionne impeccablement, c’est illusoire», concluton chez JLL. Texte: Alix Bellac