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L’Or du Douro  

Croisière à la découverte d’un patrimoine méconnu

Des vignobles à perte de vue, le long d'un fleuve offrant des possibilités de croisière à couper le souffle. Photo: Shutterstock

Remonter le Douro jusqu’à la frontière espagnole et le redescendre, faire une incartade dans le pays de Cervantes, découvrir villes, villages, traditions et histoires de la vallée du Douro. C’est ce qu’ont pu découvrir une vingtaine de lecteurs du Wort lors d’une croisière sur ce fleuve doré (D’ouro).Samedi soir, la veille de notre retour au pays, je suis monté sur le pont du MS Queen Isabel amarré aux quais de Vila Nova de Gaia et je ne me fatiguais pas d’admirer la magnifique vue du pont D. Luis I et de la vieille ville de Porto en face. Scintillant de mille feux, cette image me faisait presque oublier toutes ces belles découvertes humaines, patrimoniales et gastronomiques de la vallée du Douro que j’avais faites pendant une semaine.Un peu de géographieLe Douro prend sa source en Espagne à 2.160 m d’altitude. Il serpente à travers la Meseta espagnole pendant 612 km, puis, sur 122 km, il marque la frontière entre l'Espagne et le Portugal. Enfin, en aval de Barca d'Alva, il devient complètement portugais sur les 206 derniers kilomètres de son cours, et navigable avant de se jeter dans l'Atlantique.Remonter le fleuve jusqu’à Pinhão puis Barca d’Alva, c’est naviguer soit entre des rives escarpées parsemées de roches granitiques, de figuiers de Barbarie et d’arbustes, soit des rives aux pentes plus douces couvertes de forêts mixtes avec des pins, des châtaigniers et des chênes. C’est aussi découvrir de petits villages qui semblent suspendus au milieu des vignes et des oliveraies, mais aussi passer sous de nombreux ponts plus ou moins anciens et emprunter trois écluses, dont Crestuma la deuxième plus haute d’Europe, pour enfin arriver à Régua, notre première étape. C’est dans cette petite ville, pendant la visite du musée du Douro, que l’on a pu en apprendre un peu plus sur cette vallée, cette région et ce paysage classés au patrimoine mondial de l’humanité.

Porto, DOC Douro, Moscatel

Créée en 1756 à l'initiative du gouvernement du marquis de Pombal, comme première région délimitée et réglementée au monde, la région viticole du HautDouro est un exemple exceptionnel de région traditionnelle. Elle vit autour de la production de vin, qu'il s'agisse du célèbre vin de Porto ou des vins de table plus récents, mais de grande qualité.

Le Porto peut être jeune, fruité et doux ou intense, mûr et corsé. Il existe en rouge, blanc et dernièrement même en rosé. Tous ces vins proviennent des terrasses entourant le fleuve Douro et ses affluents, où des murs de schiste soutiennent des rangées de vignes chargées de grappes de raisins blancs ou rouges. Essentiellement exploitées par de petits producteurs dans des «Quintas», certaines sont ouvertes au public et l’on peut y déguster les différentes productions.

Des vendanges à la mise en bouteille, nous avons ainsi pu suivre le cheminement de ces excellents vins et apprendre à faire la différence entre les différents types de vin de Porto et comprendre ce qui en fait la richesse.

Cependant, sur un plateau granitique situé trop haut pour pouvoir obtenir la dénomination «DOC Douro» ou «Vinho do Porto», on découvre un autre trésor: le Moscatel de Favaios, un vin doux issu d’un seul et unique cépage, le «Moscatel Galego».

Cet intérieur méconnu du Portugal

Un des avantages de la croisière, c’est que le bateau étant à quai, on peut partir en excursion à la découverte d’autres lieux et paysages. Et le programme que nous a proposé Rivages d’Europe était de toute beauté.

Du Solar de Mateus, le palais qui orne les bouteilles de ce célèbre Rosé au Palais de la Bourse, siège de l’association commerciale de Porto et monument national, on a pu découvrir l’incroyable richesse du patrimoine de cet intérieur du Portugal, souvent méconnu, sinon méprisé. Ainsi à quelques kilomètres de Barca d’Alva, le village historique de Castelo Rodrigo, au milieu des champs d’amandiers ou d’oliviers. Ou encore Lamego, ville plus que millénaire, et son magnifique escalier baroque visible depuis le centre de la ville et qui grimpe la colline jusqu’à Notre Dame des Remèdes.

Le dernier jour, une visite à Aveiro, célèbre pour ses canaux, son architecture de type art nouveau, et ses bateaux Moliceiros hauts en couleur, était encore au programme.

Entre berceau du Portugal et cœur religieux du pays

Mais comment ne pas évoquer Guimarães, ville berceau du Portugal. On y trouve un magnifique monastère gothique dans la ville, un château lourdement fortifié et un élégant palais du 15ème siècle, le palais des ducs de Bragance. Entre ces monuments se déploie un dédale de rues pavées et de charmantes places, bordées de bâtiments traditionnels et de boutiques familiales.

Ou encore Braga, considérée comme le centre religieux du Portugal. C’est ici qu’a été construite la première cathédrale du Portugal (en 1089), siège du premier évêque du Portugal. Depuis lors, la troisième plus grande ville du Portugal a toujours été le cœur religieux du pays et compte aujourd’hui la plus forte concentration d’édifices religieux de toutes les villes portugaises. Braga est également le berceau du monument le plus impressionnant du nord du Portugal, le Bom Jesus do Monte. Cette magnifique église est célèbre pour son escalier baroque qui grimpe sur le flanc d’une colline escarpée et symbolise l’ascension vers le paradis. Petite anecdote: si la montée des 577 marches menant à l’église est trop pénible, vous pouvez toujours emprunter le plus ancien funiculaire hydraulique au monde pour atteindre le sommet.

Patrimoine, culture et gastronomie

Un programme si riche qu’il est impossible d’en rendre compte dans tous les détails. Cependant, relevons encore cette incartade en Espagne, à Salamanque. Avec son université créée en 1218, une des plus anciennes d’Europe, la ville espagnole a su devenir un pôle d’attraction pourtoute la province de Castille-Leon et pour l’Espagne en général. Sa vieille ville, construite autour de la Plaza Mayor, abrite un patrimoine architectural important, avec ses deux cathédrales, la vieille et la nouvelle, la maison des coquillages, le Couvent de San Esteban et les Écoles Majeures.

La semaine a encore été marquée par la découverte de nombreux plats typiques portugais, par des soirées ou matinée musicales qui ont permis de découvrir fado et chants folkloriques, et surtout la façon d'ouvrir une vieille bouteille de Porto Vintage. Mais cela est une histoire pour soi! Carlos De Jesus